Lorsqu’on est en possession d’une maison neuve, il est nécessaire d’envisager la meilleure isolation possible. Afin d’anticiper les dépenses en énergie et d’optimiser le confort thermique, mieux vaut planifier ces travaux dès le départ.

Le toit et les combles : stop aux déperditions !

Cette partie des travaux se fait par l’intérieur. Selon que les combles sont praticables ou pas, la technique est différente : dans le premier cas on pulvérise des flocons de laine de roche, de laine de verre ou de ouate, dans le cas de combles perdus et non habitables. Sinon, on installe des morceaux de laine de verre recouverts de plaques de plâtre dans le cas d’une isolation spécifique des combles aménagés et habitables.

Des murs sans passages d’air.

En complément à une rigoureuse gestion des détails en amont (fenêtres, parpaings, gaines et interrupteurs doivent être impeccablement jointés), soit on pose des panneaux collés directement sur les murs, soit la laine de verre ou de roche est étendue, fixée sur des barres métalliques puis recouvert de surfaces de plâtre.

Marcher sur des sols protégés
Deux solutions peuvent être envisagées, dans le cas de figure où la maison est neuve. Si le plancher est simple d’accès par en-dessous (sous-sol ou cave) : on fixera des plaques d’isolant à une structure métallique, ou en les collant. Si le sol est un parquet ou une dalle, alors vous pourrez opter pour une pose de laine de verre ou de roche, qui sera couverte d’une chape qui soutiendra le revêtement que vous aurez choisi.

De nouveaux matériaux qui s’imposeront

L’objectif est de réduire l’épaisseur d’isolant, et d’augmenter l’efficacité. Diverses pistes d’avenir : malgré son prix il existe un gel transparent, dont on remplace le liquide par du gaz. Le plus complet est un revêtement alvéolaire très léger qui offre une protection thermique mais aussi phonique, et une étanchéité maximale ! Encore autre chose, l’utilisation du vide : se fait en l’emprisonnant dans un coffrage en silice, lui-même enrobé d’une d’une pellicule de polyester en métal.

Chaque détail compte !

Il faut être vigilant à l’étanchéité : les ponts thermiques ruinent les efforts d’isolation ! Des tests de perméabilité sont exécutés par les artisans : ils sont précieux pour obtenir le certificat de conformité. Entre les parpaings, les jonctions murs et planchers, ceux des plafonds et des murs, et ceux entre les encadrements de porte et les murs … autant de possibilités de fuites d’air.

Respecter la réglementation thermique pour une démarche cohérente.

Pour que votre maison neuve ne soit pas un puits de dépense sans fond, la norme RT 2012 a été créée. Elle vise à exiger un bon taux d’isolation et d’étanchéité. Il conviendra de respecter les points suivants : la performance énergétique, une consommation maximale d’énergie primaire de 50kWh au m2 par an (c’est variable selon la région et l’altitude) et l’été, une bonne protection contre la chaleur. Autant de paramètres importants pour les assurances, qu’il faudra compléter par des matériaux certifiés CE et ACERMI. C’est donc en prenant en compte tous les aspects de l’isolation thermique de votre maison que vous pourrez la rendre confortable, saine et conforme.

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